Beaucoup de travail

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Le Stupéfiant continue de naître pendant que poussent, grandissent, mûrissent d’autres projets.

Tout d’abord : S*, le roman en cours, dont je ne peux rien dire, sinon que je l’écris tous les matins dans un café avant de commencer ma journée de travail alimentaire.

Ensuite, L’Abandon, recueil  dont je ne peux rien dire, sinon qu’il sera constitué d’une centaine de poèmes environ, et qu’il me maintient, littéralement, en vie. C’est l’occasion, pour moi, d’entrer en apnée dans la poésie anglaise. C’est un bonheur indicible, une source bénie de jeunesse retrouvée.

Enfin, et de plus en plus fiévreusement, bientôt, la refonte de mon second roman, 25-30 ans avant auto-publication. Beaucoup de travail en perspective, et la possibilité, au bout, de jeter l’éponge. Si le roman n’est pas bon. S’il n’est vraiment que ce qu’il semble être aujourd’hui.

Tout est possible.

L’atteindre

Après des mois de ténèbres intérieures j’ai eu soudain et pour toujours la certitude que n’importe quel être humain, même si ses facultés naturelles sont presque nulles, pénètre dans ce royaume de la vérité réservé au génie, si et seulement si il désire la vérité et fait perpétuellement un effort d’attention pour l’atteindre.

Simone Weil