Nul pays que ce pays

Les paysans, archives de la France agricole, Philippe Madeline, Jean-Marc Moriceau

© Coll Gaudichau / Éditions Les Arènes

« Sur mon divan, il y aura le silence laissé dans la chambre pour ne blesser personne, un silence dont je ferai mes écailles si le mal veut bien s’éloigner. Elles seront de glaise pour trouver ma boue juste, le premier de mes soucis, mon calme devoir de terre promise. »  Nicolas Clément, Sauf les fleurs, Buchet/Chastel

J’aurai vécu dans les cordes, les cliques, les touches de Michel Legrand, le temps du chagrin de pommes et de paille que donne le souvenir de Sauf les fleurs. Il y avait eu ce blog qui ne ressemblait à aucun blog, ces billets qui ne tenaient à rien, pas même à Ernaux, à peine à Duras, peut-être aux parents, aux gens interdits, aux trésors de maladresse infanticide que la vie nous amalgame aux viscères. Il y a maintenant ce premier roman qui annonce quelqu’un. Qu’est-ce qu’un écrivain, sinon ce rapt initial de nos pauvres mots, on ne reconnaît de nouveau rien, nul repère, nul procédé, nul pays que ce pays, rien que la justesse, la douleur hypallage, ce qu’on va s’empresser d’imiter par attachement. Rien que la nécessité aussi qui porte l’écriture de Nicolas Clément, cette prose étranglée, nécessité forte et plus lourde qu’un simple auteur. J’attendrai un peu. Je vous laisse le temps de me rejoindre à l’endroit du livre où je suis, où Marthe se prépare à répondre de vous. Et j’y reviendrai.

(Chose faite ici : http://eva-lee.org/2014/01/15/sauf-les-fleurs/)

SaufLesFleurs

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